Art de la gravure et du livre...

Les grands Ateliers de France...

 

L'intelligence de la Main, prend ici tout son sens...

Héliogravure au grain, photogravure, gravure taille-douce.

 

Son atelier serait le seul atelier d’héliogravure en France. L'artisane a ouvert son atelier à 23 ans, après avoir étudié la gravure taille-douce à l’Ecole Estienne, et avoir complété sa formation auprès d’un retraité passionné d’héliogravure.

 

Passion, courage et un peu d’inconscience ? Les trois, probablement ! Car il lui a fallu non seulement lancer son atelier, mais aussi relancer ce métier pratiquement disparu. Auprès des galeries, des éditeurs de livres d’art, et même des artistes, des photographes…

Qu’est-ce que l’héliogravure au grain ?

 

Un ancien procédé photomécanique qui aboutit à une reproduction à mi-chemin entre la photographie et l’estampe, extrêmement subtile dans les finesses des gris et les rendus des modelés, inaltérable aussi – ce que les photographes ont toujours apprécié. La gravure en creux peut-être effectuée en taille directe (au burin, à la pointe sèche, etc.) ou avec une “morsure chimique” : l’eau forte, l’aquatinte… et l’héliogravure. Elle offre aux artistes la sensibilité de son travail sur leurs œuvres.

 

Lithographe. 

 

Cet artiste travaille avec une clientèle d’artistes internationaux pour lesquels il réalise, avec Laurence Lépron, des lithographies en noir et blanc ou en couleurs : 3-4 souvent, mais jusqu’à 15 parfois - une semaine d’impression sur machine après essais sur presse à bras, couleur par couleur !

 

Et même des livres tout en litho, texte compris…


Le bien le plus précieux de cet atelier : la collection de pierres lithographiques. Du format raisin jusqu’au 100 x 130 cm, très épaisses, en calcaire très dur, elles sont aujourd’hui introuvables, mais heureusement réutilisables durant quelques générations.

 

Car, dès le tirage terminé sur machine, on les lisse à nouveau, en effaçant (au sable) la composition que l’artiste a créée directement dessus – au crayon, au lavis, par empreinte, au choix…

 

Cet original disparu, ce retirage impossible, c’est l’une des valeurs de la lithographie – avec sa qualité ! Qu’il s’agisse d’une édition, en 25-30 exemplaires, ou d’une commande, jusqu’à 200 exemplaires. Tous les exemplaires étant numérotés, datés, et signés de l’artiste….

 

 

Restauratrice d'oeuvres d'art graphique sur papier.

 

Dessins anciens du XVIe au XXe siècle, français, italiens ou hollandais... Des estampes jusqu’au papier peint chinois de grande dimension… De l’éventail jusqu’au paravent… De la simple reproduction (comme une couverture de “L’Illustration”) jusqu’au papier panoramique…

 

Cette artisane travaille à la restauration et la conservation de “tout ce qui est sur papier”. 


Elle agit dans le respect de l’œuvre et de son histoire - selon les règles de déontologie de l’IFROA, Institut Français de Restauration des Œuvres d’Art où elle a été élève de la promotion 1980. Car “si le client est toujours demandeur de miracle, le propos n’est pas l’exercice de virtuosité”.

 

Relieur- Parcheminier & Grand Prix Bettencourt pour l'intelligence de la main.

 

Cet atelier a une approche créative de la reliure : parchemins, pleine peau ou marquetés, couvertures rigides ou souples (qui replacent l'ensemble des feuillets manuscrits dans un contexte de carnet de notes), étuis, boîtes. Et des étuis-boîtes spécifiquement conçus pour protéger les reliures à décor mosaïqué des frottements dûs au rangement en bibliothèque…


Une forte expérience du parchemin, “matière sensuelle”, semi-rigide et difficile à mettre en œuvre, sensible aux variations hygrothermiques, ajoute une spécificité à cet atelier. Avec une prédilection pour le parchemin de chevreau, traditionnellement blanc, ou teinté naturellement par la présence de la racine du poil. Version contemporaine de ce qui fut “le” support d’écriture et de savoirs de l’Antiquité jusqu’au Moyen Age en Occident. 

 

 

Maître d'Art & Meilleur Ouvrier de France : Graveur-Héraldiste. 

 

 “passeur d’image”. Pour “préserver une technique six fois millénaire” - depuis les sceaux mésopotamiens gravés sur une pierre que l’on roulait sur de la terre pour obtenir l’empreinte. Un métier familial : son père était graveur (Président national des Meilleurs Ouvriers de France), son grand-père aussi ; et la grand-mère de ce grand-père employait des graveurs dans son entreprise de baromètres…

 

Il travaille sur des métaux précieux uniquement. Pour des chevalières essentiellement. Un travail de précision, de rigueur, sur des formes rondes, très petites. Dans une communication au long passé, qui se révèle aussi d’avenir : besoin d’identification, rattachement à l’histoire, transmission d’une symbolique…

 

Depuis les Croisades, où l’héraldique relève du mythe de la protection du casque, comme l’écharpe d’une dame lors d’un tournoi. Jusqu’au logo, son lointain descendant. En passant par les images patrimoniales : armes d’artisans, de paysans…

 

Il entend éveiller la curiosité et l’intérêt pour une approche contemporaine de la gravure. Et créations personnelles “accessibles à tous” comme ce petit cylindre de laiton, gravé sous loupe binoculaire, de couples d’animaux miniatures, dont il a fixé l’empreinte sur du biscuit de porcelaine, pour un double message : pérennité du thème (la transmission) et du support (le laiton), fragilité de l’art (la porcelaine)… 

 

Imprimeur-Graveur.

 

L'atelier met sa fierté dans la finesse de ses gravures en taille-douce, de ses timbrages, de ses marquages à chaud, de ses gaufrages hauts-reliefs en bosses et en creux…

 

La “belle papeterie” qui sort de son imprimerie souligne, par ses papiers à lettres, ses cartes de visite, ses cartes de vœux ou ses cartons d’invitations, le prestige de professions ou de grandes marques, de particuliers ou d’entreprises, de hautes administrations, d’associations ou de fondations…

 

Le prestige, mais pas seulement : l’authenticité des courriers aussi, d’actes officiels ou juridiques, entre autres. L’impression en gravure est toujours l’une des seules techniques utilisées contre les tentatives de copie ou de falsification. 

 

 

Meilleur Ouvrier de France : Graveur de gauffrages, création et réalisation.

 

La gravure en relief est née avec les premières civilisations, et a marqué toutes les époques. Les sceaux, les médailles, les monnaies sont les irréfutables témoins des pouvoirs et des richesses passées. Mais pour voir l’avènement du gaufrage sur papier, il faudra attendre la fin du XIXe siècle et l’apparition des puissantes presses à genouillère en fonte. Les industries de la papeterie, de l’édition, et du cartonnage de luxe ont ensuite donné à cette technique l’expérience et la maturité d’un métier.

 

Héritier de ce métier, riche de ses réflexions sur son évolution actuelle, l'artiste-artisan a décidé de l’accompagner dans l’inédit de l’expression artistique. Il engage à porter un regard neuf sur cette vénérable forme de gravure.

 

Ses estampes en couleur, ses livres de collection et les recherches qu’il mène avec ses confrères artisans pour mettre au point un décor en relief ou pour imprimer un gaufrage sur un matériau inattendu, sont autant de signatures de ses travaux, qu’il enseigne à l’Ecole Estienne en parallèle des techniques classiques.

 

 

Relieur & restaurateur pour coffrets en cuir décorés pour livres et objets d'art.

 

Cet artiste-artisan pose sur le livre un regard en quête des correspondances entre le texte, les illustrations, et la reliure et/ou le coffret qu’il va créer avec des effets de monochromies, dégradés, teintures aux cires, empreintes, incisions, mosaïques alternant saillants et rentrants…

L’étui protégeait les livres fragiles ou précieux jusqu’aux années 40. La boîte, en papier ou en toile, a pris le relais, permettant d’accueillir aussi un ouvrage non relié, ou un manuscrit, dans un pliage en carte. Puis les relieurs s’en sont emparés pour la revêtir de cuir. Cet atelier en a fait sa spécialité.


Il habille ses coffrets de veau, box, buffle, agneau ou chèvre velours très fin… Il joue avec le ponçage, qui donne du velouté au cuir, avec le déglaçage pour créer des ruptures. Et il peut incruster ses décors de cuir, d’écaille ou d’ivoire, voire de pierres semi-précieuses ou précieuses.

 

En parallèle des coffrets pour livres d’art, d’artiste, ou pour livre unique (comme “Les Lettres à un jeune poète” de Rilke en calligraphies sur jeux de papiers conçus par Brigitte Chardome), Il crée des coffrets pour collections : d’autographes, de lettres, montres, lunettes, boutons de manchettes, et même de photos de mode (jusqu’en 120 x 80 cm !)…


Il n’en néglige pas pour autant la restauration de reliures anciennes. 


Les Amis de la Bibliothèque d’Alexandrie ont fait récemment appel à lui pour former des relieurs aux techniques occidentales et les aider à protéger autrement leur patrimoine.

 

voir le portrait